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Orthodontie, traitement orthodontique

Bagues d'orthodontie

Bagues d'orthodontie : dernière modification le 31-03-2009

bagues d'orthodontie
 
Bagues d'orthodontie

Bagues d'orthodontie : les origines

Avant que les bagues d'orthodontie ne fassent leur apparition, les premiers dentistes qui s'essaient à l'orthodontie utilisent pour déplacer les dents des ligatures de chanvre ou de soie. Le procédé est rudimentaire et peu précis, les ligatures doivent être changée tous les jours ou tous les deux jours. De plus, elles glissent et remontent dans la gencive.

C'est Maury qui, en 1828, dessine la première bague d'orthodontie destinée aux incisives et met au point un procédé destiné à empêcher les ligatures de remonter dans la gencive. En 1843, son contemporain Désidérabode invente la bague molaire qui est enfoncée en force sans ciment autour de la dent et s'emploie encore de nos jours.

Les premières bagues se présentent comme un ruban en or ou en acier qui est passé autour de chaque dent. Ces premières bagues sont longues et difficiles à poser car il faut préalablement écarter toutes les dents pour ménager un espace équivalent à une double épaisseur de métal. De plus, une fois déposées, elles laissent des espaces entre les dents où viennent se loger les aliments.


Bagues d'orthodontie aujourd'hui

Les bagues d'orthodontie ont évolué et seules des bagues sont encore scellées sur les molaires. Sur les autres dents, les bagues sont remplacées par des attaches qui sont de petites plaquettes métalliques collées sur l'émail. Grands fabricants de bagues et d'attaches, les américains utilisent le terme brackets pour désigner ces dispositifs. Le terme a été francisé et on parle de braquets.

Aujourd'hui, les braquets évoluent vers la miniaturisation et les orthodontistes emploient des  micro-braquets qui peuvent être en acier, en céramique, en résine ou en plastique. Néanmoins, le grand public continue de désigner l'ensemble de ces dispositifs fixés sur les dents sous le terme de bagues d'orthodontie.

 
Avantages des bagues d'orthodontie

Chaque bague ou attache est munie d'une gorge dans laquelle un fil métallique ou arc orthodontique est glissé. C'est cet arc qui guide le déplacement des dents.
Les bagues d'orthodontie permettent de déplacer les dents avec une grande précision.
Si les bagues ont su séduire une majorité d'orthodontistes depuis les années soixante, c'est également parce que, comme tous les systèmes fixés à demeure sur les dents, elles ne demandent aucune coopération de la part du patient. La compliance (terme anglo-saxon) n'est pas requise. Contrairement à un appareil amovible qui peut être retiré, mis dans la poche ou perdu, les  bagues d'orthodontie garantissent à l'orthodontiste une efficacité maximale, même dans les cas où le patient est peu coopératif, voire réfractaire à son traitement.

Inconvénients des bagues d'orthodontie

Même si la taille des attaches tend à décroître, le collage des bagues d'orthodontie occasionne des dommages sur l'émail (déminéralisation, caries). 
 
 
bagues d'orthodontie et hygièneLa présence de bagues d'orthodontie en bouche exige une hygiène parfaite que peu d'adolescents peuvent produire. Comment produire un nettoyage parfait ou même juste satisfaisant quand on a pareil dispositif en bouche ?
 
 Bagues d'orthodontie, attaches et fil orthodontique
 
 
Y compris dans les cas où l'hygiène est bonne, la présence des bagues à demeure sur les dents provoque des saignements de gencive et accélère ou crée des problèmes de déchaussement chez les personnes dont le parodonte (gencive et os) est fragile.
Un reproche essentiel qui peut être fait aux bagues d'orthodontie est de n'avoir qu'un effet superficiel sur l'os qui soutient les dents mais aucun impact sur l'os basal, c'est à dire sur la croissance des mâchoires. Si elles sont efficaces pour déplacer les dents, les bagues s'avèrent sans effet sur l'élargissement des mâchoires. Leur effet est donc orthodontique et non pas orthopédique. Ceci devrait limiter leur indication à des cas bien spécifiques.

 
Indications des bagues d'orthodontie

Dans l'idéal, les bagues d'orthodontie devraient être le complément d'un traitement d'orthopédie dento-faciale qui aurait au préalable élargit les mâchoires.
Ainsi, les bagues devraient être employées en finition pour parfaire l'alignement.
Sous l'impulsion des fabricants qui sont allés jusqu'à offrir aux orthodontistes des cours gratuits pour promouvoir leurs produits, les appareils amovibles furent abandonné depuis les années soixante au bénéfice des bagues. Actuellement, la grande majorité des traitements font appel aux multi-bagues ou multi-attaches. C'est un excès dénoncé par le livre Orthodontie, halte au massacre. Ces traitements tardifs interviennent sur des mâchoires atrophiées qui n'ont pas bénéficié d'un traitement orthopédique précoce, rendant nécessaires des extractions de dents saines. Les bagues nivellent et rétractent l'arcade pour aligner les dents dans l'espace ainsi libéré.

Recyclage des bagues d'orthodontie

Les bagues d'orthodontie sont des dispositifs sophistiqués et coûteux. Pour réaliser des économies, certains orthodontistes recourent aux services de laboratoires spécialisés pour recycler leurs bagues et attaches usagées afin de les réutiliser plusieurs fois chez d'autres patients. Ce procédé a de nombreuses conséquences néfastes pour le patient qui se voit poser à son insu en bouche des bagues usagées. Lire pour de plus amples informations à ce sujet : orthodontie, le recyclage des bagues.


Orthodontie, analyse céphalométrique

Orthodontie, analyse céphalométrique : dernière modification le 27-03-2009

 

orthodontie, analyse céphalométriqueEn orthodontie, l'analyse céphalométrique est considérée comme un examen de base par la plupart des orthodontistes.

Il s'agit d'une analyse pratiquée à partir d'une radio de profil qui a pour but de mesurer l'angulation des dents entre elles et par rapport aux bases osseuses. C'est sur la base des résultats donnés par l'analyse céphalométrique que l'orthodontiste décide du plan de traitement à appliquer. C'est en particulier en se basant sur l'analyse céphalométrique que l'orthodontiste décide ou non de la nécessité d'extraire des dents saines.

Analyse céphalométrique en orthodontie

 

Limites de l'analyse céphalométrique

Les normes standard données pour l'analyse céphalométrique dépendent des écoles d'orthodontie et restent donc arbitraires. Par exemple, un orthodontiste qui décide d'appliquer les normes édictées par Tweed, père de l'orthodontie mécaniste moderne, décidera extraire dans 100% des cas.
Or, il existe de nombreuses écoles de pensée en orthodontie et autant d'analyses céphalométriques aux standards différents. Dès lors se pose le problème de la légitimité d'en choisir une plutôt qu'une autre.

En orthodontie, l'analyse céphalométrique seule ne rend pas compte de la réalité car les tissus mous (lèvres, nez, menton) sont difficilement pris en compte. Par exemple, l'analyse céphalométrique de Burstone exclue complètement le nez jugé trop variable. L'angulation idéale des dents par rapport aux bases osseuses et aux tissus mous dépend de la morphologie de chaque personne et doit s'apprécier dans une esthétique globale et non au vu des seuls chiffres donnés par l'analyse céphalométrique.

 

Risques de l'analyse céphalométrique

Si elle est un complément utile au diagnostic, il serait dangereux de faire de l'analyse céphalométrique l'unique élément de décision en orthodontie. On risque alors d'aboutir à des catastrophes esthétiques en particulier sur le profil, tels ceux décrits dans l'ouvrage Orthodontie, halte au massacre, paru aux éditions Luigi Castelli.

 


Dysharmonie dento-maxillaire

Dysharmonie dento-maxillaire : dernière modification le 26-03-2009

 

dysharmonie dento-maxillaireEn orthodontie, le terme dysharmonie dento-maxillaire désigne une non concordance entre le contenu, c'est à dire les dents et le contenant ou os maxillaire. La dysharmonie dento-maxillaire désigne donc une disparité entre la taille des dents et la taille des mâchoires destinées à les contenir. Dans son jargon, l'orthodontiste parle de DDM.

 

Dysharmonie dento-maxillaire ou DDM

Rarement, une dysharmonie dento-maxillaire peut renvoyer à des dents trop petites pour des mâchoires trop grandes. Dans la majorité des cas,  quand l'orthodontiste parle de dysharmonie dento-maxillaire, il désigne des dents trop grosses pour des mâchoires au volume étriqué, ce qui se traduit par des problèmes d'encombrement et des troubles orthodontiques.

 

Causes de la dysharmonie dento-maxillaire

Les causes de la dysharmonie dento-maxillaire sont plurifactorielles.

• Génétique

D'après les orthodontistes, dents et mâchoires seraient codées par des gênes différents. On pourrait ainsi hériter des grosses dents de son père et des petites mâchoires de sa mère. Cette théorie génétique est fréquemment invoquée pour justifier les extractions de dents saines en orthodontie. Elle est cependant infondée car elle ne tient pas compte de la plasticité de l’os et de sa capacité à se développer lorsqu’il est suffisamment stimulé.

• Administration de fluor

Prescrit pour prévenir la carie dentaire dès la naissance et sur des années, le fluor a un impact double : sur les dents dont il pourrait accroître le volume et sur l'os  dont il altère le métabolisme, contribuant ainsi à l’étroitesse des mâchoires.

• Alimentation

Une nourriture de plus en plus molle,  mixée, hachée, n’offre plus les stimulations nécessaires au développement de l’os, avec pour résultat de grosses dents pour de petites mâchoires. Moins énergétique, la nourriture coriace de nos ancêtres aboutissait au contraire à des dents plus petites dans des mâchoires plus développées par les efforts de mastication.

Traitement de la dysharmonie dento-maxillaire

• Orthodontie classique

Le traitement orthodontique classique consiste à extraire des dents saines pour rétablir l’harmonie entre contenu et contenant. Quatre prémolaires et quatre dents de sagesse sont sacrifiées dans un traitement standard. Avec l’accroissement des facteurs d’étroitesse, il est à craindre qu’il faille dans l’avenir extraire davantage de dents. On recourt aussi parfois à la réduction amélaire proximale ou stripping.

• Orthodontie fonctionnelle

Le traitement d'orthodontie fonctionnelle consiste à stimuler la croissance des mâchoires afin de rendre le contenant osseux apte à recevoir le contenu dentaire. Il en résulte de nombreux autres bénéfices sur la santé. La condition absolue est d’intervenir tôt, durant la période de croissance, soit avant l'âge de neuf ans.

Pour aller plus loin : Orthodontie, halte au massacre développe en détails tous les traitements alternatifs aux extractions et aux bagues.